Review #13 / « Poussière tu seras » de Sam Millar

 

J’avais lu Un Sale hiver, de Sam Millar (il est dans ma bibliothèque, rayon polars, en poche) et j’en avais gardé un très bon souvenir, très précis. Je me souvenais de Belfast, des descriptions sublimes de la ville, de l’ambiance, du détective Karl Kane, de l’humour qui tranchait tant avec la trame narrative, les faits décrits.

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Quand j’ai trouvé Poussière tu seras d’occasion quelque part en poche (je ne sais plus où), je n’ai pas hésité une seconde. Je l’avais posé sur ma pile à lire il y a déjà plusieurs mois, avant de recommencer à lire des polars, thrillers et autres romans noirs. Je traversais alors une phase « no-crime« , pendant laquelle j’étais incapable de lire quoi que ce soit du genre. J’avais fait une overdose, comme ça m’arrive immanquablement tous les 6 mois.

J’essaie toujours d’alterner mes lectures pour ne pas trop embrouiller ma mémoire. Si je lis deux thrillers ou polars à la suite j’ai beaucoup de mal à séparer mes souvenirs, à les cloisonner. Il en résulte que je deviens complètement incapable, quelques mois plus tard, de résumer ce que j’ai lu ou d’en parler.

Bref. J’ai donc lu, entre hier et aujourd’hui, Poussière tu seras. Dès le début, j’ai reconnu cette pâte particulière, j’ai retrouvé ce style impeccable, subjuguant de Sam Millar, exactement tel que je me le rappelais, mais en un peu mieux encore. L’atmosphère irlandaise, cet espèce de brouillard qui surplombe tout, brouillant l’horizon, l’assombrissant jusqu’à nous rendre aveugles.

On suit cette fois Jack Calvert, inspecteur de police à la retraite (lui aussi) qui part à la recherche de son fils disparu dans la forêt après avoir trouvé un bout d’os appartenant à une fillette disparue depuis trois ans.

C’est un livre très beau, très sombre, mais franchement, très difficilement tolérable.
Je ne me souviens pas du tout d’avoir ressenti ça en lisant Un Sale hiver. Je n’ai pas ressenti ça en lisant Un Sale hiver.
J’avais aussi Les Chiens de Belfast. Je l’avais en grand format, et pourtant impossible de le retrouver dans ma bibliothèque… Impossible aussi de me souvenir de l’histoire, de ce que j’en avais pensé. Alors je suis allée regarder les avis sur Internet. Forcément, maintenant, ça me dit quelque chose. Je pense que je n’ai pas lu ce livre, j’ai dû le donner ou le revendre.

Quoi qu’il en soit, je n’offrirai probablement pas Poussière tu seras, je ne le prêterai sans doute pas non plus et je ne le conseillerai qu’aux lecteurs très, très habitués aux crime stories gore, voire hardcore.

En fait je ne le conseillerai pas. J’espère juste ne pas faire trop de cauchemars dans les semaines qui viennent ! En revanche, lisez Un Sale hiver !

Les livres de ma semaine #1

Une fois n’est pas coutume, je vais vous offrir, ce soir, un petit récap’ des livres de ma semaine !

  1. Ceux qui rejoignent mon stock à lire (à ce stade ce n’est même plus une pile à lire!) :
  • Le Maître des livres, tomes 4 et 5 (pas encore lus, mais déjà prêtés!)
  • Apparitions Disparitions et autres mouvements, Eric Lambé et Philippe de Pierpont
  • Tuff, Paul Beaty
  • The Handmaid’s Tale, Margaret Atwood (en plein dans la série, j’ai très envie de découvrir le livre!)
  • Deux « livres anciens », achetés à la Librairie Lang de Caen : Germinie Lacerteux des Goncourt (un de mes romans préférés – que je rêvais d’avoir en édition reliée) et L’Homme-femme d’Alexandre Dumas fils (titre que je ne connaissais absolument pas, qui est en fait la réponse que Dumas fait à un journaliste et qui part d’une question pour le moins… étonnante : « Faut-il tuer la femme adultère? » – voilà voilà)

2. Ceux que j’ai lus :

  • Le Moineau rouge, Jason Matthews (que j’ai adoré)
  • L’élégance des veuves, Alice Ferney (que j’ai adoré / trouvé absolument sublime)
  • A la place du coeur, Saison 1 et Saison 2, Arnaud Cathrine (j’ai eu du mal avec le 1er tome – le style m’a gênée – mais j’ai beaucoup aimé le 2e. J’ai donc hâte de découvrir le 3e !)

A la semaine prochaine ! (Je ne sais pas encore de quoi la mienne sera faite!)

Bonne nuit à tou(te)s

Les « Piles à Lire » nous gâchent-elles le plaisir ?

Quand je vois tous ces livres qui s’entassent au pied de ma bibliothèque, je suis souvent désespérée. J’essaie de me rassurer en allant voir celles des autres (en tapant #PAL ou #bookstack dans l’outil de recherche d’Instagram – pour ceux qui ne sont pas familiers du procédé) mais en fait « y a rien à faire ». La culpabilité m’étreint, je compte les ouvrages et j’arrive toujours à la même conclusion : sans rien acheter, j’ai de quoi lire tranquille pendant des années. Ca pourrait être cool, c’est juste déprimant.

Je passe par des phases « j’arrête d’acheter et d’accumuler, maintenant je lis ce que j’ai dans mes piles pour les faire descendre » mais je me suis rendu compte que dans ces moments-là, je ne fais pas les choses correctement.
Je m’explique.
Quand la culpabilité me prend, je décide de faire preuve d’efficacité. Concrètement, ça veut dire que je sélectionne les livres les plus courts et que je les lis le plus vite possible pour pouvoir les transférer de ma pile à la bibliothèque (douce rêverie : je n’ai plus de place dans ma bibliothèque…). Je me retiens d’aller dans les librairies que j’aime, je n’achète pas les livres qui me font envie parce que je me dis que je risque de ne pas les lire assez tôt… Or ce n’est pas, mais alors pas du tout, une chose à faire.
Déjà, en lisant les livres trop vite et pour les mauvaises raisons, en n’achetant pas ceux qui me font envie, je passe à côté de certains de ces livres, de ceux qui demanderaient plus de temps, qui mériteraient une lecture plus étalée et un investissement plus important. Et puis, surtout, je mets d’office de côté les plus gros volumes.

C’est un peu le problème avec les blogs. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est en produisant du contenu qu’on gagne en visibilité, qu’on fidélise ses lecteurs, qu’on obtient un meilleur référencement… Il faut produire (et je ne parle même pas des fils Instagram…). Et quand on ne fait pas ça à temps plein, on est vite rattrapé par le cours des événements et par la rapidité de ce temps qui passe, toujours trop vite. Les jours, eux aussi, passent et me rappellent que je n’ai rien écrit. J’ai lu, mais pas assez pour pouvoir en dire quoi que ce soit. Je ne suis pas particulièrement impatiente mais je suis d’un naturel angoissé. Alors même ici j’angoisse. Je ne veux pas écrire n’importe quoi, je ne veux pas non plus lire n’importe quoi. Et pourtant j’ai envie que ce blog vive !

Alors j’essaie de me rappeler que je lis pour vivre des choses, pour m’extraire de la réalité souvent. J’aime ça et j’aime aussi raconter ces expériences, à chaque fois différentes. J’aime avoir un endroit pour crier mon amour pour un titre, ma déception pour un autre. J’aime bien, aussi, pouvoir écrire des chroniques comme celle-ci, qui disent un peu ce que je suis.

Alors je vais essayer de continuer à alimenter ce blog aussi régulièrement que possible. Mais je vais surtout essayer de lire de façon intelligente et peut-être plus spontanée, moins efficace peut-être. Il y aura peut-être d’autres moments de vacance, d’improductivité totale… mais au fond, c’est pas bien grave !

Les livres que j’achète #1

Je passe assez régulièrement chez BookOff, un revendeur de livres, CDs, DVDs etc. d’occasion pas loin de chez nous. J’essaie de ne pas trop y aller pour ne pas trop accumuler de livres que je n’aurai pas le temps de lire mais aujourd’hui je cherchais quelque chose.

En janvier sort le nouveau Delphine de Vigan alors je voulais trouver ceux qu’elle a écrits et que je ne connais pas (tous ceux d’avant Rien ne s’oppose à la nuit). J’ai donc acheté le seul que j’ai trouvé en rayon : Les heures souterraines. Je n’en ai jamais entendu parler donc si vous avez des avis je suis preneuse!

Et puis j’ai trouvé un Amos Oz, un Catherine Cusset et un Zeruya Shalev, trois auteurs que j’adore et trois titres d’eux que je n’ai pas lus. (J’aime beaucoup la littérature israélienne, comme vous pouvez le remarquez – j’écrirai sans doute quelque chose là-dessus bientôt.)

Enfin, je n’ai jamais lu Tanguy Viel mais comme j’en entends le plus grand bien je me suis dit que ça valait le coup d’essayer.

Pour vous donner une idée, ces cinq livres m’ont coûté 5 euros en tout… vous comprenez que ce soit risqué de trop flâner chez BookOff!