Comment je lis?

Alors voilà, quand j’ai écrit la dernière chronique « Comment choisir ses livres? », je me suis rendu compte qu’au-delà du désir qui pré-existait à l’achat d’un livre, il y avait aussi autre chose qui influençait ma lecture (et mon rythme de lecture).

Il y a, pour moi, deux types de livres : ceux que je lis d’un trait, en quelques heures, en un jour ou deux; et puis il y a les autres, ceux dont la lecture me prend plus de temps (parfois des mois). Qu’est-ce qui fait la différence?

Bien sûr, ma première réaction, c’est de me dire que ça dépend du livre. On aurait tendance à penser que les livres les plus courts sont ceux qu’on lit le plus rapidement mais ce n’est pas toujours vrai (même si ça l’est souvent).
Si j’ai lu Heather par-dessus toutd’une traite, en quelques heures, je n’ai toujours pas fini La Chambre des époux d’Eric Reinhardt (pas beaucoup plus long – mais il attend sur ma table de nuit depuis sa sortie en septembre). Alors que le premier m’a fascinée, j’ai plus de mal avec le second. C’est surtout une histoire de narration : il y a des rythmes dans l’écriture qui nous prennent plus que d’autres. Et puis il y a l’histoire en elle-même, la morale qui en émane ou non… Là, je lis La Nature des choses de Charlotte Wood, génial mais tellement dur (sombre, violent) que je ne me jette pas dessus dès que j’ai une seconde. J’ai mis 6 mois à lire Si c’est un homme quand j’étais au lycée, record jamais égalé de mon côté… Certains thèmes sont si lourds qu’on a vraisemblablement besoin de faire des pauses.

J’ai aussi deux façons de lire : une lecture passive et une lecture active.

La lecture passive concerne surtout les romans pas trop compliqués, ceux dont la lecture est simple parce que le style est simple, l’histoire structurée de façon claire voire évidente. Les thèmes sont généralement légers (ou en tout cas, ils me touchent moins). Ce sont les lectures qui me portent, celles qui demandent peu d’efforts de la part du lecteur. Par exemple, Summer de Monica Sabolo ou Romain Gary s’en va-t-en guerre de Laurent Seksik.

Définir la lecture active est moins compliqué, il s’agit de celle qui demande à ce qu’on s’investisse, qu’on réfléchisse en lisant. Ce sont les textes qui me font repousser mes limites et qui me demandent, de fait, plus d’énergie et plus de temps. Pour l’exemple, je citerais Qu’est-ce que la misogynie de Maurice Daumas que je lis par intermittence depuis presque deux semaines.

Je n’ai pas de rythme particulier, je peux passer des mois à ne lire que des romans et enchaîner deux ou trois essais à la suite (plus ou moins pointus). Mais ce qui est sûr, c’est que quand je suis triste ou un peu déprimée, je me réfugie toujours, c’est inévitable, dans un bon polar! Alors la prochaine fois, c’est décidé, je parlerai polars et romans noirs.

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